Archive de la catégorie ‘santé’

Ah les petites soirées au coin du feu…mauvaises pour la santé et l’environnement?

Mardi 10 juin 2008
Considéré comme une manière simple et écologique de se chauffer, le chauffage au bois serait peut être néfaste pour la santé et pour notre environnement…

Le programme européen CARBOSOL, lancé en 2001, est un programme de recherche chargé d’étudier la présence de composés carbonés (aérosols célèbres pour leur impact climatique!) dans l’air en Europe. Coordonné par le Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (CNRS), cette étude révèlait le 15 décembre 2007 dans The Journal og Geophysial Research les résultats de cette étude: la combustion de biomasse (il s’agit des feux de cheminées, des feux agricoles et des feux de jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution en composés carbonés en Europe!

On pense donc déjà à des mesures de réglementation pour limiter la combustion de biomasse et à des évolutions technologiques qui permettraient une émission de composés carbonés moins importante. Des mesures à prendre d’urgence pour notre environnement mais aussi pour notre santé! De récentes études épidémiologiques ont mis en évidence des effets néfastes sur la santé: affections respiratoires, cancers du poumons,…

Amateurs des soirées au coin du feu, ça va chauffer!

Pour en savoir plus sur le protocole expérimental du programme, vous pouvez consulter le site du LGGE, à la rubrique Actualités Scientifiques.

Ah les petites soirées au coin du feu...mauvaises pour la santé et l'environnement? dans développement durable pova-07

Pollution dans une vallée alpine en hiver, due essentiellement au bois de chauffage…
(source photo: www-lgge.ujf-grenoble.fr)
source
www-lgge.ujf-grenoble.fr

Le mal des montagnes

Mardi 10 juin 2008
Grande fatigue, mal de tête, nausée, perte d’appétit, sensation de vertige, insomnie,..autant de symptômes qui définissent le mal aigu des montagnes (MAM ou AMS pour Accute Mountain Sickness). Provoqué par un gain d’altitude trop rapide, il peut vite dégénérer s’il n’est pas pris au sérieux…A quoi est il dû? Comment le reconnaître et que faire? Quelques explications sur ce phénomène bien connu des grands alpinistes!

La proportion en oxygène dans la composition de l’air est constante quelquesoit l’altitude, c’est à dire de 20%. Ce qui varie, c’est la pression atmosphérique, c’est à dire la densité de cet air. Plus l’altitude augmente et plus cette pression est faible. Au sommet du Kala Pattar, sommet de l’Himalaya, cette densité est la moitié de celle se trouvant au niveau de la mer!

Le corps, soumis à cette faible pression, gagne donc moins de molécules d’oxygène dans le sang à chaque inspiration. Il peut très bien supporter cette baisse d’apport, avec un temps d’adaptation. On parle de processus d’acclimatation.

A 3000 mètres par exemple, le corps commence par s’adapter avec une augmentation de la fréquence respiratoire; Moins d’air mais plus souvent! La fréquence cardiaque augmente donc aussi. Après quelques jours seulement, le corps produit de manière plus importante l’hormone qui favorise le développement des globules rouges afin de mieux transporter l’oxygène. Cette faculté d’adaptation est propore à chacun de manière génétique, le temps est donc variable et n’a rien à voir avec une quelconque forme physique! Pas la peine de faire le caïd!

Reconnaître les symptômes du MAM est vital. Ils se manifestent dès que ce temps d’acclimatation n’a pas été respecté. Ques sont-ils? Grande fati gue, mal de tête, nausée, perte d’appétit, sensation de vertige, insomnie. Ces mnifestations doivent immédiatement vous alerter. Elles peuvent rapidement dégénérer et entraîner un oedème cérébral (accumulation de liquides dans le cerveau), voire un oedème pulmonaire de haute altitude (accumulation de liquides dans les poumons), lesquels peuvent entraîner une mort rapide…Dès que les symptômes de ces 2 types d’oedèmes surviennent (vomissements, maux de têtes, troubles des mouvements et du comportement pour l’un et essouflement, toux pour l’autre), une descente urgente s’impose!

Dans tous les cas, l’arrêt de l’ascension s’impose! Dans le cas de simples symptômes du MAM, la redescente n’est pas nécessaire, il suffit d’attendre que le corps se soit acclimaté (ou carrément redescendre un peu) et on peut alors reprendre l’ascension.

Les cas de MAM sont extrêment répendus : L’Himalayan rescue Association qui possède 2 dispensaires au Népal enregistre chaque année entre 2500 et 3000 consultations et environ 15 évacuations d’urgence…

source
www.zonehimalaya.net